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Evénement du Réseau des femmes parlementaires à la session annuelle de la Commission de la condition de la femme des Nations-Unies

15 mars 2019

La Présidente du Réseau des femmes parlementaires de l’APF, Lydienne Epoubé (députée, Cameroun) accompagnée de la vice-présidente, Françoise Bertieaux (députée, Belgique/Communauté française/Wallonie-Bruxelles) ont représenté le Réseau à la session annuelle de la Commission de la condition de la femme des Nations-Unies du 11 au 14 mars 2019. Le thème prioritaire de cette session était « les systèmes de protection sociale, l’accès aux services publics et les infrastructures durables au service de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes et des filles ».

Dans ce contexte, elles ont participé activement à divers ateliers organisés par des organisations francophones représentées lors de cette session dont la Concertation francophone de haut niveau intitulée : « Promouvoir et investir dans des politiques OIF publiques coordonnées en faveur de l’égalité femmes-hommes et de l’autonomisation des femmes ».

Le 12 mars, Mme Epoubé a également participé et pris la parole lors de l’évènement parallèle organisé par le RF-EFH (Réseau francophone pour l’égalité femme-homme) consacré à « La protection sociale et l’autonomisation des femmes et des filles : quels enjeux et défis dans l’espace francophone : rôles de la société civile francophone ». Le jeudi 14 mars, c’est Mme Bertieaux qui a modéré et émis les remarques conclusives lors de l’événement parallèle « L’identité juridique indispensable pour avoir accès aux programmes de développement » organisé par l’ONG Regard de femmes.

Par ailleurs, le mercredi 13 mars, le Réseau a, pour la quatrième année consécutive, organisé son propre événement sur : « L’accès aux droits sexuels et reproductifs : obstacles, réglementations et bonnes pratiques ». Dans ce cadre, Véronique Séhier, co-présidente du Planning familial en France a abordé la question de l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive pour les populations précarisées, Gwendoline Coipeault, responsable du pôle international pour l’organisation Femmes solidaires a partagé son expérience relative à des interventions en milieu scolaire en France afin de déconstruire les stéréotypes, Françoise Bertieaux, a pour sa part abordé la législation adoptée au Parlement de la Fédération Wallonie- Bruxelles pour lutter contre les infections sexuellement transmissibles et plus particulièrement le papillomavirus et, finalement, Ndioro Ndiaye, coordinatrice du RF-EFH a conclu en évoquant le rôle des organismes de la société civile pour sensibiliser les populations et favoriser l’accès à ces services en Afrique.

Cette semaine a permis à la délégation du Réseau de renforcer ses liens privilégiés avec, d’une part, le RF-EFH et, d’autre part, la Représentante de l’OIF auprès de Nations unies à New-York, Mme Saidane. C’est ainsi que de nouvelles pistes de travail en partenariat avec le Réseau pour l’égalité ont été avancées tout comme des actions conjointes entre la Représentante permanente et le Réseau en ce qui concerne la mise en œuvre d’une nouvelle stratégique multipartite qui sera lancée le 20 mars par ONU-Femmes et dont l’intitulé est « Egalité devant la loi pour les femmes et les filles d’ici à 2030 une stratégie multipartite en faveur d’une action accélérée ».

Faisant suite à ces événements, l’Association Regards de femmes a envoyé une lettre de remerciements au Secrétaire général parlementaire. Cette dernière précise que la Commission de la Condition des Femmes, dans son article 25, « note l’importance capitale de l’enregistrement des naissances pour la réalisation de tous les droits humains, incluant le droit à la sécurité sociale, l’accès aux systèmes de protection sociale et est préoccupée par le bas niveau d"enregistrement parmi les femmes et filles indigènes, handicapées, migrantes et est d’autant plus préoccupée que toutes ces personnes sans déclaration de naissance peuvent être plus vulnérables à la marginalisation , à l’exclusion, à la discrimination, à la violence, à l’apatridie, à l’exploitation et à la maltraitance. »